interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Mer 7 Jan 2015 - 11:31

En me demandant pourquoi toutes les autres diètes faites avant MAV ne fonctionnaient pas bien et longtemps pour moi, j’ai réalisé que d’avoir des interdits trop stricts, des restrictions de toutes sortes ou en m’imposant des privations moi-même pour maigrir plus vite, je développais trop de convoitise pour ce que j’appelais le « défendu ». Cela m’amenait inévitablement à vivre des frustrations et bien d’autres blessures d’enfance (à ce moment-là, je ne savais pas d’où venaient ces blessures).

J’ai donc arrêté complètement les diètes pour me jeter dans les exercices à corps perdu mais j’ai réalisé que ce n’est pas en faisant des exercices seulement que je maigrirais.

L’alimentation est la base de la perte de poids selon ce que je lisais tout partout en faisant mon cheminement intérieur et j’ai compris que manger santé devenait ma seule issue tout en y intégrant de petites gâteries à l’occasion pour ne pas me sentir trop privée.

J’ai essayé le guide canadien et ensuite le programme de la nutritionniste Isabelle Huot, mais j’ai réalisé que j’avais toujours faim (manque de protéines). Me sentant trop limitée en protéines, j’ai décidé d’aller chercher ailleurs et finalement, j’ai trouvé Minçavi!

En lisant le programme de MAV et en écoutant la seule conférence à laquelle j’ai pu assister en allant au Québec, j’ai bien vu le changement de vocabulaire et cela me plaisait bien!

Dans le programme et tout partout sur le site de MAV, on y parle de RECOMMANDATIONS et non d’interdictions et de défendus.

On dirait que ce changement de vocabulaire m’a inspiré un nouvel espoir.

J’avais enfin trouvé le programme de perte de poids qui me permettrait de vivre le plus normalement possible sans me sentir privée de tout ce que j’aime manger et sans me sentir coupable de manger de petites gâteries avant que l’envie de dérailler pour de bon me prenne.

Avec ce vent de liberté dans les voiles et ce libre-choix qu’on me donnait sur un plateau d’argent, j’ai décidé d’y aller à mon propre rythme en revenant à la maison pour faire ma perte de poids toute seule par moi-même. Ce faisant, j’en acceptais toutes les conséquences : en y allant un pas à la fois pour renforcir mon estime de moi, développer ma persévérance et garder ma motivation au max, il fallait bien admettre que ma perte de poids serait lente chaque semaine.

En relisant mon programme à la maison et en l’essayant pour la première semaine tel qu’il était, j’en suis venue à la conclusion que certaines choses me dérangeaient et que je ne serais pas capable de continuer longtemps de bien respecter tout ce qui était demandé. Le sentiment de privations refaisait surface et je n’aimais pas ça.

Au contraire des autres diètes faites auparavant, je n’ai pas vécu de sentiment d’échec ou de culpabilité lorsque je me suis rendue compte que je ne pourrais pas faire longtemps ce programme. 

Comme j’ai toujours gardé en tête que ce ne sont que des recommandations, j’ai vite pris les choses en main sans me sentir coupable d’être différente des autres.

J’ai donc décidé d’adapter mon programme à ma façon pour respecter mes besoins personnels et mon rythme.

Mes adaptations au programme furent les suivantes :

-Au début de mon MAV, je faisais mon programme,  à l'exception du vendredi soir où je faisais toujours relâche pour un repas gâterie
En cours de route MAV comme je me sentais prête et moins privée, j'ai arrêté de faire relâche le vendredi soir et j'ai visé de faire mon programme MAV le plus parfaitement possible.

Le goût de la malbouffe était disparu sans que j’en souffre trop et je ne me sens plus privée à cet égard maintenant

-Parce que je n’aimais pas le lait écrémé, j’ai toujours pris du lait 1%

-J’ai toujours pris du yogourt Activia 2.9 % parce que ceux sans sucre et sans gras ne me conviennent pas à long terme (j’en mange mais ce n’est pas un goût que je suis capable d’endurer pour le reste de ma vie)

-J’ai continué à prendre mes crêpes du dimanche en y mettant du sirop d’érable pur car le sirop ED Smith ne me dit rien de bon sur des crêpes (pour un équivalent de 50 calories supplémentaires à mon programme)

-J’ai pris de temps à autres des vacances où j’ai relâché volontairement ma discipline MAV sans me sentir coupable et j’en ai toujours accepté les conséquences à mon retour en me remettant sur les rails rapidement

-Même si je suis très satisfaite des desserts MAV et des recettes MAV en général, il m’est arrivé d’avoir des envies soudaines incontrôlables qui ont été réglées en mangeant un aliment moins santé et ce, sans me sentir coupable pour autant


Bien croyez-le ou pas, mais ces adaptations furent le plus beau geste que j’ai posé envers moi-même.

En me respectant dans mes goûts et mes choix personnels, j’ai su conserver un élément important pour moi : retirer du plaisir dans tout ce que l’on fait et dans tout ce que l’on mange!

Par ce geste d’amour et de solidarité envers moi-même, j’ai pu éliminer le poids désiré et me maintenir tout ce temps sans jamais penser lâcher ce programme que j’adore tant!

Je suis consciente que mes adaptations ont probablement ralenti le rythme de ma perte de poids, mais j’avais fait ce choix moi-même et je n’avais personne autour de moi pour me « chicaner » que je ne faisais pas tout à 100% tel que recommandé.

Enfin, j’étais devenue la maîtresse de ma fourchette et de mon assiette!

L’important dans tout ceci, c’est qu’en faisant disparaître le sentiment de privations de mon programme, je suis arrivée à ce que je voulais le plus au monde : mon maintien!

En enlevant ce sentiment de privations de mon programme et en ne vivant pas d'interdits tous les jours, j’ai la nette impression que je peux faire enfin un programme de perte de poids et de maintien dans le plaisir et la non culpablilité pour le reste de ma vie et que je suis à l’aise avec ce mode de vie que j’ai modelé à ma façon!

Ce matin, suite à la lecture de mon livre « Manger ses émotions » et de celui de Caroline Gosselin « Maigrir un jour à la fois », j’ai le goût de vous laisser avec cette  réflexion :

« Êtes-vous pleinement satisfaites du programme MAV tel que vous le faites présentement? »

« Si la réponse est non, pensez-vous que les interdits et privations vécus en ce moment peuvent nuire à la réussite et à la longévité de votre démarche MAV?”


Dernière édition par Sunshine le Sam 21 Mar 2015 - 6:49, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Tournesol le Mer 7 Jan 2015 - 16:45

Je pense bien saisir ton message: tu as su adapter le programme MAV pour être capable de le suivre toute ta vie. Pour en arriver là, tu t'es observée, analysée et tu as posé les actions pour ne pas sentir de privations et aussi avoir du plaisir.
Avec cette méthode, tu as réussi à éliminer ton surplus de poids et tu te maintiens. C'est toute une réussite! Tu t'es équipée pour être mince à vie. Tu as toute mon admiration.

Pour ma part, je n'ai pas été très méthodique dans l'adaptation du programme MAV. J'y suis allée selon mes goûts, mes croyances et mes réactions à certains aliments.
En fait, je n'ai pas grand mérite avec la malbouffe. Je n'ai jamais été capable de manger des frites, des chips, de la panure, la peau du poulet, de la pizza avec fromage fondu, des viandes de la catégorie du salami, pepperoni, du beurre, des beignes, du lait et du yogourt autre que l'écrémé, de la crème glacée! Alors je ne suis jamais en manque de ces aliments trop gras, que mon foie ne peut gérer. Depuis que le T-fal existe, tout ce qui va à la poêle est cuit sans gras. Donc jamais d'effort du côté du gras!

Quand je déraille, à part une chute très spectaculaire, qui est bien rare, comme une boîte de petites gâteaux Vachon ou 2 barres de chocolat, je suis beaucoup plus subtile! Je mange un muffin Tim (celui faible en gras), des biscuits Social Thé, du gâteau aux carottes sans glaçage, du pain aux zucchinis ou aux dattes, rien de trop cochon! Un peu trop de noix et aussi trop de pain, mais attention, du pain multigrains, sans gras, sans sucre ajouté, car c'est lui que j'aime! J'aime aussi beaucoup les sandwichs à la salade de poulet du Tim. Mon problème n'est donc pas dans le choix d'aliments, mais dans la quantité!

Avec MAV, je me sens bien encadrée tout en ayant des portions suffisantes pour ne pas avoir faim. Je ne me sens pas privée. Je me rends compte que lorsque je mange des desserts de MAV, je ne maigris pas. Mais, depuis au moins 30 ans, je ne mange plus de desserts, sauf des muffins, des biscuits Graham faible en gras et des Social Thé. Alors pourquoi je recommencerais à me donner le goût du sucre tandis que je l'ai perdu au moins à 90%. C'est cette semaine que je me suis rendue compte de ça, lorsque mon conjoint m'a fait la remarque qu'il trouvait curieux que je recommence à manger du dessert tandis que je n'en mangeais plus et je n'en sentais pas le besoin, même lorsque je ne suis pas un programme alimentaire favorisant la perte de poids.

Depuis mon retour à MAV, je constate que les produits laitiers ne sont pas pour moi. Je fais de l'insomnie, j'ai des gaz et j'enfle. Alors, je n'en prends pas même si le programme en prévoit.

J'ai choisi de manger sans gluten, alors je mets de la farine sans gluten en remplacement de la farine blanche ou de blé indiquée dans les recettes.

Les légumes sont sans limite! J'en mange à la tonne! Mais je me rends compte que ce sont fort probablement les légumes rationnés du temps pour me font prendre des livres supplémentaires, car lorsque je ne suis pas un programme alimentaire, j'en mange moins, car je peux manger davantage ailleurs, en particulier du pain. Je dois opter pour les légumes non rationnés. Je me sens un brin coincée avec cette réalité!

Je peux dire que je suis quasi satisfaite de mon programme MAV adapté à mes goûts et besoins. J'ai un petit bémol: le pain! J'en mangerais plus! Ouais, je me sens privée de pain! J'aimerais manger 2 bonnes toasts le matin, une soutenante collation en PM, souvent un muffin, un pain ou un féculent avec mon repas du soir ou encore un bon sandwich avec 2 pains et une autre collation en toast le soir.

Donc, en résumé, je vis une privation de 1-2 pains et une petite frustration associée à une privation envers les légumes rationnés.
Si je compte en terme de calories, je serai parfaitement satisfaite si j'avais environ 400 calories de plus! Or, au maintien, je n'ai jamais été capable de me rendre à 400 calories de plus par jour, j'engraissais à vue d'œil! J'ai dû arrêter à 200 calories. Donc, si je réussis à atteindre mon poids santé, je pourrai manger au moins un pain de plus avec des légumes rationnés! Je pourrais alterner avec 2 pains une journée, sans légumes rationnés, et 1 pain l'autre journée avec des légumes rationnés!

Pour conclure et répondre à ta 2e question, à long terme, je ne crois pas que ce programme adapté puisse nuire à la longévité de ma démarche santé. À court terme, il se pourrait que les privations jouent un rôle dans certaines dérapes. Cependant, j'ai maintenant d'autres outils qui me permettent de rendre mes diables KO assez rapidement!

Merci Sunshine de m'avoir permis de faire cette exercice d'interdits et de privations. Je ne m'y étais jamais arrêté. J'ai même pu calculer ce que je vis en privations! Je suis très satisfaite! Je travaillerai pour essayer de placer plus de pain. Après tout, je ne prends pas de produits laitiers! Il y a là une place!
avatar
Tournesol
Minçamie de Diamant - Extraordinaire
Minçamie de Diamant - Extraordinaire

Messages : 3949
Date d'inscription : 02/07/2012
Age : 66
Localisation : Estrie

Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Mer 7 Jan 2015 - 17:42

Moi j'Ai fait une première démarche MAV en 2004, j'avais perdu près de 50lbs, ma conférencière était fière de moi, à cette époque on avait un groupe MAV à SAinte-Anne-des-Monts.

Moi aussi j'étais fière, je réussissais à le suivre à la lettre, les gens qui me rencontraient me félicitaient et cela renforçait mon sentiment de fierté.

En septembre de cette année là je rencontrais ma famille biologique pour la première fois à Québec (mère, 1 frère et ma sœur), j'avais le vent dans les voiles, puisque je retrouvais une partie de moi, de mon histoire, convaincue que mes problèmes de vide seraient réglés.

Novembre arriva donc, le 23 plus précisément, étant assise au chevet de mon père, celui qui m'avait élevée puisque hospitalisé à cause de son diabète, je lui tenais compagnie. Le matin alors qu'on jasait, il me dit tout bonnement:" Tu as dont bien maigris, t'ai pas malade?" je lui ai répondu que non, il me dit alors "Fais attention à toi, maigris pas trop vite". Mon père venait de voir que j'avais maigris et il s'inquiétait. Je n'ai pas osé à ce moment là lui dire que c'est parce que je ne voulais pas devenir diabétique que je suivais MAV, car je voyais les ravages que la maladie pouvait faire. Lors de cet avant-midi là j'ai discuté de plein de chose avec mon père, des choses comme on l'avait jamais fait.

Sur l'heure du dîner j'ai eu un appel du chirurgien qui m'annonçait qu'il ne pouvait plus rien pour mon père qu'il était "fini"... Les larmes ont coulé, des larmes de peine, de désespoir et d'abandon. Un peu plus tard, le médecin de garde me rencontra et m'expliqua que les fonctions rénales de mon père  ne fonctionnaient plus du tout et elle me demanda la permission de le débrancher, j'étais seul à ce moment, ma mère étant chez elle et mon frère à Ottawa, où il travaillait. J'ai pris la décision la plus douloureuse de ma vie, une décision qui me hante encore aujourd'hui puisque je savais tellement à quel point mon père voulait vivre.

À ce moment j:ai appelé tous ses frères et sœurs, ainsi que ma mère et mon frère afin que chacun puisse avoir le temps de lui parler alors qu'il était conscient. À l'arrivée de tous, il les a tous vu un par un, avec la peine et le désespoir de ne plus nous voir, de partir à tout jamais et de nous abandonner.

On a transférer mon père dans une chambre de soins palliatif, où je suis restées à son chevet toute la soirée, ou il m'a regardé pour une dernière fois et me disant comment il était fière de moi et de ma fille sa petite fille. J'ai été là jusqu'à son départ le 24 au matin à 5 h 20, là il est parti pour ce voyage, avec l'espoir qu'on se reverrait un jour.

Si je vous raconte ça c'est qu'à partir de ce moment tout à dérapé, programme, santé physique et psychologique.

J'ai bien tenté de refaire une tentative en 2012, avec un peu de succès, le diabète s'est emparé de mon corps, voilà ce pourquoi j'avais lutté en 2004 me rattrapait... Pendant 2 ans j'ai pris de la médication, jusqu'au jour ou je me suis rappelée pourquoi j'avais commencé MAV en 2004, jusqu'au jour ou des médecins m'ont menacée et qui m'ont faite peur.

Aujourd'hui j'ai aussi adapté le programme MAV à mon rythme de vie, je sais que je ne suis pas capable de manger toutes les portions proposées, alors je ne culpabilise pas, car je respecte ma faim, je me respecte moi, chose que je n'ai jamais fait depuis 43 ans.

C'est drôle, le chocolat ne m'appelle plus, ni les chips, encore moins les poutines. J'ai demandé à mon père de me pardonner de l'avoir fait débrancher sans le consulter, je crois que je commence à être en paix avec tout ça, même si je pleure comme un enfant Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad en écrivant ce post.

Vous savez quoi, je crois que mon père est derrière moi et me dit "je suis fière de toi ma fille, continue". Je n'ai pas pris de médicament pour le diabète depuis le 14 novembre, date à laquelle mon père a été hospitalisé. Mes glycémies sont entre 5.2 et 7, donc tout à fait normal.

Vous voyez Sunshine et Tournesol, j'ai commencé à ouvrir le coffre, je vais guérir cette plaie, par la suite on verra.

Donc à la réponse principale, oui j'adapte le programme, mais en conservant le principe des pains, des substituts et des protéines et pour l'instant cela me réussit bien.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Mer 7 Jan 2015 - 19:18

Chère Damarsyl,

Quel beau partage vibrant d'émotions! Ton témoignage de ce soir démontre bien à quel point tu travailles fort sur toi-même pour te livrer ainsi à nous en toute vulnérabilité. Je te remercie de cette marque de confiance que tu nous accordes en agissant ainsi! I love you

Si j'ai bien compris la portion de ton message qui répond à mes questions, tu es bien satisfaite du programme MAV tel que tu l'as adapté présentement et tu ne ressens pas d'interdictions ni de privations qui pourraient t'inciter à te faire flancher un de ces jours. Est-ce que j'ai compris ton message?

Par le reste de ton témoignage, je crois que tu nous as bien démontré le pouvoir de la culpabilité sur une démarche de poids qui allait bien en 2004 mais en vivant cet événement où tu as eu à prendre une décision très douloureuse, la culpabilité s'est installée pour saboter ta démarche MAV.

Comme tu le dis si bien, maintenant que tu as accueilli cette émotion et que tu panses tes blessures à ce sujet, tu pourras par la suite progresser vers d'autres blessures qui t'ont amenée à faire de l'embonpoint. Tu es sur la bonne voie de l'introspection! Un jour à la fois et tu y arriveras ma belle! Wink

Merci encore pour ce beau partage! Smile

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Mer 7 Jan 2015 - 20:09

Bonsoir Tournesol,

En te relisant, je réalise combien nous sommes différentes sur certains sujets dont celui-ci.

Pour moi, je me sens privée juste du fait que j'ai découvert dernièrement que les clémentines me donnent une réaction cutanée assez importante pour devoir les éviter le reste de ma vie probablement....juste à y penser, cela me fait quelque chose.

Comme j'ai toujours pu manger tout ce que je voulais étant donné ma bonne santé générale, il m'est difficile de m'imaginer à ta place et de devoir faire le deuil de toutes ces choses que tu énumères.  Moi, je suis certaine que j'aurais tendance à manger mes émotions à cause de ça!

Je te lève mon chapeau d'être capable de vivre ainsi en étant sereine face à tous ces aliments à éviter...il y en a dans ça qui sont santé et je trouve ça bien triste pour toi! Sad

D'un côté, je suis bien contente que mon estomac et mon foie commencent à me démontrer des signes d'inconfort quand je relâche trop mon programme MAV...cela me rappelle à l'ordre rapidement sans que je me sente privée pour autant. Je comprends un peu mieux alors ce que tu dois vivre si tu mangeais tout ce qui n'est pas bon pour ton foie. 

Par contre, quand je constate que je commence à développer des bobos avec des aliments santé que j'adore, alors là, c'est moins évident à gérer comme émotions!

Tu vois, en abordant mon sujet sous un angle différent, tu m'as fait penser que j'avais à travailler sur ce genre de privations nécessaires pour les bienfaits de ma santé.  C'est un autre passage obligé à vivre et dont je devrai apprendre à lâcher prise bientôt. 

Comme ces réactions aux clémentines sont toutes récentes, j'essaie de m'y habituer tranquillement pas vite en espérant que la saison se terminera plus vite que d'habitude! Razz Laughing

En passant, moi qui pensais que tu étais une bibitte à sucre assurément avant de faire MAV! Tu me surprends pas mal! Si tu l'étais avant de faire toutes tes diètes dont tu parles, il serait fort intéressant que tu viennes nous partir un poste pour nous raconter comment tu t'es désensiblisée autant au sucre et desserts de toutes sortes. Ce sujet m'interesse vraiment car j'aimerais bien arriver au même résultat sans trop savoir comment faire pour réussir! Wink

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Mer 7 Jan 2015 - 22:10

Sunshine a écrit:
Si j'ai bien compris la portion de ton message qui répond à mes questions, tu es bien satisfaite du programme MAV tel que tu l'as adapté présentement et tu ne ressens pas d'interdictions ni de privations qui pourraient t'inciter à te faire flancher un de ces jours. Est-ce que j'ai compris ton message?


Tu a tout bien compris et effectivement le programme me convient particulièrement bien. J'ai aussi inclus de vos trucs comme préparer des repas d'avance, pour toujours avoir un plat appétissant sous la main au besoin. Les desserts sont légers, ayant la dent moins sucrées qu'avant, j'achète beaucoup de pouding sans gras sans sucre, ainsi que la crème glacée avec les même propriétés, donc si j'ai un gout prononcé de sucre je compense avec ces aliments.

Jusqu'à maintenant cela me sourit

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Tournesol le Jeu 8 Jan 2015 - 9:11

Ouf! Damarsyl!

Quel vibrant témoignage!

Par ton vécu, on peut voir jusqu'à quel point la culpabilité peut faire des ravages.
On sent aussi la force de l'amour, la communion entre deux êtres, même si l'un n'est pas physiquement aux côtés de l'autre.

Tu peux aussi te dire que toute ta famille a pris la décision avec toi, car si un seul membre s'était carrément opposé à son débranchement, on n'aurait pas pu le faire. Donc, tu fais partie d'une collectivité et tu n'as pas à porter ce poids toute seule. Tu sembles aussi sur la route de la guérison. Le fait de nous partager ces moments d'une extrême douleur pourra possiblement t'aider à te libérer aussi.

Ce qui m'épate dans ton commentaire, c'est ta capacité de te mettre à nu. Tu as accueilli ta vulnérabilité pour être capable d'un tel témoignage. À mon tour de te lever mon chapeau.
I love you I love you I love you

avatar
Tournesol
Minçamie de Diamant - Extraordinaire
Minçamie de Diamant - Extraordinaire

Messages : 3949
Date d'inscription : 02/07/2012
Age : 66
Localisation : Estrie

Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Mer 18 Mar 2015 - 12:46

Bonjour,

J'ai pensé qu'il serait bien de remonter ce poste qui avait été créé au départ sans avoir lu le livre de Guylaine Guevremont et qui vous parlait des interdits vus sous un autre angle que ce livre.

En visionnant la capsule-vidéo qui suit et en lisant son livre, j'ai compris tous les bienfaits de cette méhode peu orthodoxe qui peut en faire sourciller plusieurs parce qu'elles sont sceptiques.

http://muula.ca/les-interdits-alimentaires/

Il est certain que c'est une toute autre façon de voir les interdits alimentaires et de rétablir la relation avec eux que la norme que nous connaissons d'habitude.

seul petit bémol à ce vidéo (pour moi):
pour m'y être prise d'une autre façon, je ne pense pas que ce soit bien nécessaire de manger systématiquement le même aliment plusieurs jours consécutifs afin d'apprivoiser cet interdit.

Pour ma part, je me suis prise autrement étant donné que je ne connaissais pas cette technique de G.G.
J'y suis allée plutôt selon mon intuition seulement!

Il est vrai que ce n'est pas parce que les calories sont élevées sur un sac de chips que j'engraisserai en les mangeant, c'est surtout la quantité qui compte dans tout ça et le respect de nos signaux de satiété qui sont plus difficiles à détecter quand on mange ce genre d'aliments (à l'occasion seulement, on s'entend bien là-dessus).

En faisant mon virage santé, j'ai décidé de travailler à ma façon pour me désensibiliser à ce genre d'aliments.

J’ai donc fait un pacte avec le diable incluant mes petits diables et mes démons. Et ce, par étapes (pacte à la Sunshine comme je l'appelle).

Etape 1 : Je mangeais ce qui me tentait trop quand l’envie devenait trop près de devenir une obsession (en petite quantité contrôlée était mon pacte et j’ai toujours respecté mon engagement à ce sujet)

Une fois que cette étape a été sous contrôle et que je me suis sentie prête, je suis passée à l’étape suivante.

Etape 2 : Je m’achetais un aliment qui me donne du fil à retordre avec mes envies soudaines et qu’il est préférable de garder loin des yeux normalement pour éviter de trop en manger…ce qui me semblait le plus tentant pour moi (ex : sac de jujubes, chips ou chocolat). J'y suis allée de façon progressive pour mettre toutes les chances de mon bord en prenant l'aliment le moins pire dans tout ceci.

Au moment où je me sentais prête, assez forte pour faire ce test et que je n’étais pas sous l’emprise de cette dite tentation, je m’assoyais calmement sans distractions autour de moi pour déguster et savourer l’aliment choisi sans regarder la portion mangée et je m’arrêtais quand j’étais comblée…j’essayais de viser ma satiété ou combler mon goût du sucré, du salé ou du chocolaté au maximum.

En recommençant ce petit pacte avec mes diables de temps en temps, on dirait que les jujubes, les chips et le chocolat ont perdu leur pouvoir d’attraction sur moi.

Au fil du temps, je refermais le sac de plus en plus rapidement en laissant le reste comme si c’était devenu un aliment de tous les jours sans attrait, ni plus ni moins.

Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai réalisé que plus rien ne pouvait me faire peur et que j’avais bien fait d’apprivoiser mes petits diables au lieu de les cacher dans un fond d’armoire ou pire encore, de les laisser à l’épicerie loin de mes yeux.

J’ai donc beaucoup d’amis petits diables qui m’attendent patiemment dans mes armoires ou qui sont mangés par mon conjoint quand il en a envie et cela ne m’affecte plus.

A mon avis, c'est en faisant ce genre d'exercices dans toutes les conditions gagnantes énumérées ci-haut que j'ai pu comprendre quelque chose d'essentiel pour me sentir libérée de ces petits démons tentateurs: ils seront toujours là pour moi quand j'en aurai envie un autre jour éloigné.

Cela ne sert donc plus à rien de les voir comme des interdits et de m'empiffrer avec eux comme si c'était ma dernière heure passée à en manger!
 
J'ai appris à vivre ce genre de tests sans me sentir différente des autres minçamies et sans me sentir coupable d'agir ainsi.

Pour être honnête, les choses étaient claires pour moi dès le début de ma démarche santé (même avant MAV), je ne voulais en aucun temps me sentir privée de manger ce que j’aime.

Manger santé avant tout, mais aussi savoir me faire plaisir et me gâter quand c’est le temps était ma devise du temps et elle l’est encore aujourd’hui !

On s'entend que ce genre d'interdits ne doit pas devenir une habitude de tous les jours, c'est certain! Wink

A l'occasion seulement doit rester notre priorité, si on veut garder notre démarche orientée vers la santé avant tout! Wink

Et vous, que pensez-vous des interdits? En avez-vous présentement? Si oui, que faites-vous pour les apprivoiser? Si les interdits sont choses du passé, qu'avez-vous fait pour les apprivoiser?

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Tournesol le Ven 20 Mar 2015 - 21:51

Ma route vers la liberté avec les «interdits» dans mon baluchon

Ouf! Quelle prise de conscience cette semaine: Je suis vraiment sur la route de la liberté face à l’alimentation!

Depuis quelques mois, les nombreuses réflexions de Sunshine sur les privations et les interdits entraient à quelque part dans mon cerveau, sans que je sois prête à faire partie de ces gens téméraires qui osent jouer avec le feu! La lecture des deux livres de G. Guevremont qui expliquent en détail l’effet des interdits sur une démarche alimentaire a décristallisé mes croyances. J’ai aussi apprivoisé ma peur petit à petit.

En associant le vécu de Sunshine avec la théorie de G. G., un déclic s’est fait dans ma tête : désormais, je me donne la permission de manger n’importe quoi, donc absence de culpabilité. Depuis, je me sens prête à expérimenter, pas à pas.

J’ai donc décidé de passer à l’action et de m’attaquer aux aliments dits «interdits».

J’ai débuté par des aliments interdits mais qui ne sont pas hautement magnétisés pour moi!

Le test est une réussite avec les croustilles Kellogg au vinaigre, un biscuit aux pépites de chocolat, un morceau de gâteau Ferrero Rocher, une pointe de tarte au sucre, un coco de Pâques Cadbury, du gâteau pouding aux dattes. J’ai mangé ces interdits en me concentrant sur leur saveur et sur ma satiété.

- 8 croustilles Kellogg ont été suffisantes pour combler ma faim sensorielle (saveur et texture).

- 1 bouchée de biscuit a satisfait ma dent sucrée. Ma satiété était déjà au rendez-vous!

- 1 morceau d’un pouce de gâteau a fait mon bonheur. J’ai eu un élan pour un autre morceau, mais en me centrant sur ma satiété, j’ai bien senti que mon bedon était plein! Le lendemain, j’ai eu un relan pour le goût chocolaté. J’ai dégusté 1½ verrine au chocolat (livre 30e) et le tout s’est calmé. C’était très important pour moi d’aller jusqu’au bout de cette expérience en me sentant comblée au niveau gustatif. Je tiens à aller jusqu’au bout de mes interdits et des effets secondaires engendrés lorsque j'en mange!

- 1 bouchée de tarte au sucre dégustée en la laissant fondre en bouche et en respirant mon bonheur de manger ce pur délice céleste a suffi pour me sursaturer du goût sucré et m’amener sur la route de la nausée. Beaucoup trop sucré pour mes papilles décontaminées! Eurk! Je n’ai même plus le goût pour cette tarte.

- 1 une bouchée de coco Cadbury: Exactement la même réaction qu'avec la tarte au sucre.

- 1 portion de gâteau pouding aux dattes (recette du CHSLD) me comble. Ce dessert est pour des gens diabétiques. Je ne connais pas leur recette, mais elle est succulente, sauf qu’après une portion, je n’ai pas envie du tout d’en redemander une autre.

Comme je me donne la permission de manger n’importe quoi, je ne lutte plus:

- J’ai une boîte de gâteaux au caramel Vachon dans mon armoire depuis 2 semaines. Presqu'à chaque collation, je vais vers eux pour en manger un, car je veux faire un test avec eux. Mais je ne suis pas attirée! Ma petite voix me dit clairement que je serai davantage comblée au niveau physiologique et sensoriel avec un bon gros muffin MAV glacé au fromage Philadelphia! Je veux bien tester, mais je dois me sentir attirée! Alors, M. Vachon dort dans mon armoire!

- La même situation s’est passée avec un beigne au Tim Hortons. À l’heure de ma collation, en allant m’acheter un décaf, je me suis laissé tenter par un beigne dans le présentoir. J’ai aussi des papilles gustatives dans les yeux! Je me suis arrêtée et encore là, ma petite voix m’a dit la même phrase que pour le gâteau au caramel. J’ai donc dégusté mon muffin, que j’apporte dans ma sacoche, avec un bon décaf fumant!

Je vous décris tout mon processus et j’ai presque de la difficulté à croire que mes aliments interdits sont maintenant démagnétisés.

L’exercice d’être très à l’écoute de mes signaux de faim et de satiété:

- me donne accès à cette petite voix qui m’aide à choisir mes aliments en toute liberté.
- m’aide à prendre des quantités raisonnables de ces aliments plus caloriques. Quand je n’ai plus faim, j’arrête!

En expérimentant de me donner accès à ces interdits, je dois me donner des conditions gagnantes pour vivre des succès et non des échecs, car mon cerveau enregistre le résultat de ces tests.

Mes conditions gagnantes sont:

- Débuter par des aliments ayant une force d’attraction moins grande et y aller progressivement.
- Expérimenter lorsque je me sens en maîtrise de moi et sans excès de fatigue.
- Le plus possible, faire les tests en étant seule, afin de rester bien concentrer sur mes signaux corporels et ma petite voix. (pour la tarte au sucre, je l’ai réussi en étant dans un groupe de 75 personnes, mais je me sentais bien en contrôle de tous mes moyens, sinon, je n'aurais pas expérimenté cette fois-là.)

J’attribue la majeure partie de mon succès dans ces expérimentations à:

1. La permission intérieure que je me suis donnée face à ces interdits.
2. Les conditions gagnantes que je me donne.

Ma condition de base est :

-Être à l’aise et confortable dans l’écoute et le respect de mes signaux de faim et de satiété.


En expérimentant de manger ces aliments «interdits», en ne me privant plus d'aller au resto, en me fiant sur mes signaux de faim et de satiété tout en suivant les principes de MAV (groupes alimentaires, collations), je perds mes livres en trop au même rythme que lorsque je respectais à la lettre mon programme MAV.

J'ai l'impression de manger plus, sauf que je n'en suis pas certaine! Le fait de ne plus me sentir privée d'aliments «interdits» et de me donner la permission de manger des collations au rythme de ma faim jouent positivement sur mes perceptions! Smile
avatar
Tournesol
Minçamie de Diamant - Extraordinaire
Minçamie de Diamant - Extraordinaire

Messages : 3949
Date d'inscription : 02/07/2012
Age : 66
Localisation : Estrie

Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Dim 22 Mar 2015 - 9:28

Quelle belle évolution Tournesol! Cool

Qui aurait dit un jour que tu me suivrais sur ce chemin? Tu avais pourtant l'air bien craintive quand je t'en parlais et tu as su cheminer intérieurement à ce sujet de façon admirable! I love you

Ta méthode personnelle que tu as su développer pour y arriver est un bel exemple qu'il faut parfois adapter des techniques à NOTRE façon pour se mettre dans un état d'esprit gagnant et gage de succès car nous sommes les seules à nous connaître aussi bien intimement, après tout!

Je sais que cela peut paraître bizarre comme technique que d'apprivoiser ses interdits et de ne plus se priver autant qu'on le faisait avant de suivre ce chemin, mais ça fonctionne bien pour moi depuis que je fais MAV et j'ai bien l'intention de continuer ainsi.

Il est certain que j'aimerais apprivoiser encore plus ma bibitte à sucre car elle a tendance à se montrer le bout du nez un peu trop souvent à mon goût parfois, mais je chemine à ce sujet de jours en jours lentement, mais sûrement!

En apprivoisant mes interdits et en ne me privant plus autant que je le faisais avant MAV, j'ai réussi à éliminer la plupart de mes rages de sucre. Pour le reste, je réussis à manger des desserts MAV pour compenser mon besoin en sucré, salé ou chocolaté sans toujours compter sur d'autres aliments moins santé.

Je sais bien que ces aliments dit interdits sont disponibles en tout temps dans mes armoires et mon garde-manger si j'en ai vraiment besoin mais sans pour autant compulser, saliver ou me donner des envies quand je les vois.

C'est ce genre de relation que je recherchais avec la nourriture et qui me plaît au plus haut point! I love you

ajout:
voici deux chroniques de MAV qui m'avaient convaincue du bien-fondé d'apprivoiser mes interdits

http://www.mincavi.com/chroniques/le-secret-pour-savoir-quand-s-arr-ter-savourer-/373

http://www.mincavi.com/chroniques/condamnez-les-interdits-et-critiquez-les-panac-es-/360

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Mar 24 Mar 2015 - 10:52

Voici une autre petite parcelle de mon vécu au sujet des interdits.

En fin de semaine, mon conjoint et moi sommes allés à Gatineau et c'est toujours une fête pour nous de manger chez St-Hubert parce que nous habitons hors Québec depuis plus de 15 ans et que cela nous manque énormément.

Pour nous, cela représente beaucoup que d'y aller sans privations ou interdits dans notre tête pour profiter de ce moment présent au maximum sans développer de sentiment de frustration ou de culpabilité.

Depuis mon virage santé un peu avant 2009, nous y allons donc en choisissant ce que nous aimons sans penser aux calories ou autres détails qui pourraient nous empêcher de combler nos envies.

En fin de semaine, j'avais tellement envie du combo côtes levées et poulet que j'en avais parlé avant de partir. C'était ce dont j'avais envie à ce moment-là.

Quand j'ai vu que mon conjoint allait prendre la même chose que moi, j'ai donc revu et corrigé mon menu car une idée diabolique m'est venue en tête.

Comme je suis au maintien et que je peux manger des calories supplémentaires et que je mange plus raisonnablement depuis que j'écoute mes signaux de faim et de satiété, j'ai négocié ceci avec mon conjoint:

-je commanderais mon poulet portion modérée de 4 onces comme d'habitude (avec double portion de légumes en julienne) et il me donnerait juste un morceau de côtes levées pour contenter mon envie.

-en échange, il pourrait commander un dessert qu'on partagerait à deux et je lui laisserais le choix du dessert selon ses goûts et envies du moment. Comme mon conjoint n'est pas une grosse bibitte à sucre, je m'attendais à manger pas très sucré.

Ho surprise! Il est tombé en amour avec la photo du gâteau à l'érable qui est là pour un temps limité.

Une autre surprise nous attendait: c'est moi qui suis la grosse bibitte à sucre de service dans notre couple et c'est moi qui ai abandonné en premier de manger ma moitié de gâteau tellement c'était trop sucré à la longue. Les premières bouchées étaient délicieuses et je les ai savourées longuement au début, mais plus je progressais et plus le sucre me rentrait dedans...j'en avais les joues qui plissaient par en-dedans! Laughing

C'est donc mon conjoint qui a terminé ce morceau de gâteau hautement sucré et tous les deux avons vécu un bon moment sans culpabilité!

Bonus: Cette sortie au resto s'est faite sans affecter mon poids sur la balance! Smile

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Tournesol le Mer 25 Mar 2015 - 13:39

Sunshine a écrit:...ma moitié de gâteau tellement c'était trop sucré à la longue. Les premières bouchées étaient délicieuses et je les ai savourées longuement au début, mais plus je progressais et plus le sucre me rentrait dedans...j'en avais les joues qui plissaient par en-dedans!  Laughing

C'est exactement cela qui je vis en mangeant des aliments sucrés. Par leur goût si prononcé, ils comblent rapidement notre satiété sensorielle et si nous avons la sagesse d'écouter ce signal, nous ne verrons pas d'effet négatif sur la balance!

Bravo à toi, la bibitte à sucre qui est en voie d'extermination! Laughing
avatar
Tournesol
Minçamie de Diamant - Extraordinaire
Minçamie de Diamant - Extraordinaire

Messages : 3949
Date d'inscription : 02/07/2012
Age : 66
Localisation : Estrie

Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Tournesol le Mer 25 Mar 2015 - 14:00

Quelles belles découvertes!

En m’apprivoisant tout doucement aux aliments dits interdits, soit jusqu’à présent:

- Croustilles Kellogg au vinaigre
- Biscuit aux brisures de chocolat
- Gâteau au chocolat Ferrero Rocher
- Tarte au sucre
- Œuf de Pâques Cadbury
- Gâteau pouding aux dattes
- Pouding chômeur

Je prends conscience que ces aliments me font beaucoup moins peur, donc deviennent plus ordinaires et moins attirants par le fait même. Leur pouvoir d’attraction diminue au fur et à mesure que j’accumule les succès.

Le dernier test était avec le pouding chômeur. En le voyant, je n’ai même pas eu ce genre de questionnement : «Est-ce que je peux en manger?», «Est-ce que je vais tout empiffrer?», «Quelles seront les conséquences sur ma perte de poids?». En plein contrôle de moi, j’ai pris une bouchée, comme j’aurais fait avec un fruit ou un légume. Le goût sucré était tellement prononcé! J’en ai pris une 2e bouchée et ce fut fatal! J’étais déjà saturée du sucre. Le fait de manger ces bouchées, en pleine conscience, bien connectée à la saveur, au goût, à la texture ainsi qu’à mes signaux de satiété sensorielle m’a donné toute l’aisance pour terminer cette dégustation, sans aucun effort! C’est mon corps qui n’en voulait plus! Et comme je l’habitais pleinement à ce moment-là, je l’ai entendu!

Que signifie succès dans ce contexte?

Je suis capable de m’approcher de l’aliment, avec assurance et en pleine conscience, je prends une première bouchée. Je la savoure, la déguste, en la laissant le plus longtemps possible en bouche. Je me centre aussi sur ce que je vis «ici et maintenant». Si j’ai encore faim ou que mon goût pour cet aliment n’est pas comblé, je prends une 2e bouchée en restant bien en contact avec le goût, les saveurs et les indices de satiété. Habituellement, avec 2-3-4 bouchées, je me sens rassasiée et saturée de sucré. J’arrête alors d’en manger. Délice

Qu’est-ce que je vis en mangeant ces aliments?


En portant en bouche un tel aliment, je vis de la joie, de l’excitation, du plaisir de goûter à un aliment aussi savoureux. Je deviens émue, parfois même jusqu’aux larmes de pouvoir enfin profiter de ces purs délices célestes en restant les deux pieds sur terre! Je me sens fière et satisfaite du plein pouvoir que j’ai repris sur ces aliments qui m’enlevaient ma raison, ma logique, mon estime de moi par le magnétisme si puissant qu’ils exerçaient sur moi. La culpabilité a fait place à toute cette gamme d'émotions positives.

Des aliments qui ne m’attirent plus

En plus des aliments sucrés qui m’attirent et sur lesquels j’apprends à avoir plein pouvoir, j’ai aussi des aliments qui ne me disent plus rien!

- Les petits gâteaux au caramel Vachon (ma hantise depuis des années)
- Les beignes du Tim Hortons.

Quand j’essaie de manger ces gâteries, ma petite voix me dit que ces aliments sont vides, que j’éprouverai un certain plaisir momentané, sans plus, et que peu de temps plus tard, j’aurai faim, donc ils ne pourront pas combler, ni ma faim physiologique, ni ma faim sensorielle. Je sens bien que si j'en mange, je vivrai une déception. Ça me fait tout curieux, mais ils ne m’attirent plus! Surprised
_________

Par ces expérimentations, j’ai découvert le plaisir de manger n’importe quoi, sans culpabilité. Ce n’importe quoi ne me fait pas peur, car mon corps m’arrête quand il en a assez! C’est la beauté de la chose!
Et je n'ai pas envie de manger ces aliments très caloriques et peu santé à tous les jours! Mon corps tient à manger le plus sainement possible! C’est à moi de l’écouter maintenant!

Habitons notre corps et nous pourrons constater qu’il nous parle! Il suffit d’écouter ses signaux. Le livre Mangez! de G. Guevremont nous enseigne des techniques simples et efficaces pour y parvenir.

J'ai la ferme intention de plus ME lâcher, car c'est à ces moments que je connais des dérapages.

Je me sens vraiment sur la route de la liberté…  Smile
avatar
Tournesol
Minçamie de Diamant - Extraordinaire
Minçamie de Diamant - Extraordinaire

Messages : 3949
Date d'inscription : 02/07/2012
Age : 66
Localisation : Estrie

Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Mer 25 Mar 2015 - 23:08

Tournesol,

Quel beau message rempli de joie, de liberté et de confiance en tes capacités à regarder droit dans les yeux un interdit en lui montrant qu'il n'est plus le maître de tes pensées! WOW!

Le plus beau dans tout ce que je lis, c'est que tu sembles avoir trouvé du plaisir à manger ces interdits sans les craindre. Tu en retires un plaisir extrême qui se ressent jusque dans tes écrits! Wink

Pour des épicuriennes comme toi et moi, le plaisir de manger ce que nous aimons et de bien manger santé ne fait plus qu'un maintenant! Ta réconciliation avec les interdits t'aura permis ce bénéfice collatéral: avoir du plaisir en mangeant! Quoi demander de plus?

Ce plaisir retrouvé te sera un bon gage de longévité dans ton programme de perte de poids et de maintien, j'en suis convaincue! Wink

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Jeu 26 Mar 2015 - 14:31

Wow, quel beau message Tournesol, je suis tellement contente que tu es apprivoisée tes petits démons sucrés Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil , c'est tout en ton honneur, moi je comprends quand tu dis qu'après 2 bouchées que ça n'entre plus, c'est la même chose pour moi, les pâtisseries sucrées ne font plus parties de mes envies.

Alors continue, je suis vraiment fière de toi.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Sam 4 Avr 2015 - 9:28

Un petit clin d'oeil à Tournesol

J'oubliais presque de te dire que j'ai mangé un mille-feuilles Vachon en vacances chez mes parents. Ma mère en avait au frigo et j'en avais bien envie.

J'ai donc attendu d'avoir faim et de trouver le moment où j'en avais vraiment envie pour savourer ce petit péché mignon! Un pur délice!

Dire que j'en ai déjà mangé toute une boîte sans être capable de m'arrêter...avec du coke diète en plus! Où était la logique, hein? Laughing

Ma petite victoire maintenant est donc d'être capable d'en manger un seul et de m'en contenter. De toute façon, j'étais saturée de sucre après en avoir mangé un et je n'avais plus faim du tout! Wink

Ça, c'est plus logique!

C'est donc en savourant ce délicieux mille-feuilles Vachon que j'ai pensé à toi ma belle amie Tournesol! Smile

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Tournesol le Sam 4 Avr 2015 - 10:34

Sunshine a écrit:...j'ai mangé un mille-feuilles Vachon en vacances chez mes parents...

Un seul mille-feuilles, dans ton milieu familial en plus!

Wow! mon amie! Very Happy
Un autre ancrage à placer dans ton baluchon!
Y a pas à dire, tu es sur la route de la liberté!
Avec tous les efforts que tu mets dans ta démarche depuis des années, tu le mérites tellement!
La petite tenace en toi est récompensée... une autre fois! Smile
avatar
Tournesol
Minçamie de Diamant - Extraordinaire
Minçamie de Diamant - Extraordinaire

Messages : 3949
Date d'inscription : 02/07/2012
Age : 66
Localisation : Estrie

Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Mar 12 Juil 2016 - 11:39

Un petit up pour ce poste au cas où cela vous intéresserait!Wink

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Tournesol le Jeu 14 Juil 2016 - 11:51

Depuis un certain temps, nous avons recommencé à parler de restriction cognitive en lien avec l'alimentation.

Ce matin, je m'affaire à relire des passages du livre Mangez! de Guylaine Guevremont et un passage fort important a retenu mon attention à la page 66:

"...la levée des restrictions alimentaires n'arrive pas tout de suite. La raison en est fort simple: il est important d'avoir d'abord confiance en votre capacité de reconnaître vos signaux de faim et de satiété. Ainsi, vous saurez que vous possédez les outils nécessaires pour plonger dans les interdits, y compris un frein naturel et instinctif."

Dans un autre poste, je parlais d'un parachute, que nous avons besoin d'un filet avant de nous lancer en bas de l'avion (faire face aux aliments dits interdits)! Ce filet, c'est notre compétence à utiliser nos signaux de faim et de satiété pour être capable de ne plus avoir de restriction alimentaire et de pouvoir maigrir ou maintenir notre poids naturel ou de consigne.

Dans un message précédent de ce poste, je parlais aussi de la base pour connaître du succès pour apprivoiser les "interdits" afin qu'ils ne le soient plus, c'est de me sentir à l'aise et confortable avec mes signaux de faim et de satiété. Je crois sincèrement que cette condition est essentielle avant d'entreprendre de mettre un x sur la restriction cognitive qui fait des ravages sur le poids d'une personne.
avatar
Tournesol
Minçamie de Diamant - Extraordinaire
Minçamie de Diamant - Extraordinaire

Messages : 3949
Date d'inscription : 02/07/2012
Age : 66
Localisation : Estrie

Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Jeu 14 Juil 2016 - 13:50

J'aime beaucoup le passage que tu cites Tournesol! Smile

Moi, dès le début, j'ai plongé dans les interdits! (tarte au sucre Délice ...et autres!)
Mais je dois dire que si ce n'est évidemment pas conseillé, j'ai bien
aimé ce sentiment de liberté!

Ce n'est que plus tard que j'ai compris qu'il valait mieux tenir à la maison
une "petite quantité" de notre aliment réconfortant!
Surprised

Ces derniers temps, j'ai des gâteries plus sages!
On dirait que ça s'est fait naturellement!
Même que j'oublie ce que j'ai dans les armoires!

Je ne voudrais jamais revenir en arrière en me refaisant mentalement
des interdits!
Par contre, je peux viser des choix plus santé!

Wink Ça, c'est pas interdit!
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Smile

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Jeu 14 Juil 2016 - 15:25

Allô Tournesol et Ficelle,

Comme vous le savez, j'aime bien lire des livres qui m'apportent toutes sortes de points de vue et de théories divers afin de faire un choix plus éclairé de processus dans ma démarche santé. 

Par contre, je ne peux pas dire que je crois en un ordre essentiel pour arriver à apprivoiser les interdits et ne plus voir de restrictions cognitives tout partout dans notre démarche.

Parce que je suis et resterai une éternelle insécure qui se fait des peurs avec tout, j'ai dû apprendre à DÉDRAMATISER la situation des interdits en simplifiant ma démarche santé tout simplement par étapes mais aussi en utilisant un cadre que j'ai rendu flexible et que j'ai adapté à mes besoins. Tout ceci dans le but de rassurer mes peurs et de prendre confiance en moi.

Pour moi, cela s'est fait par étapes et dans un seul but: manger le plus normalement possible tout en maigrissant pour la vie! Wink

Je n'ai pas commencé par là ou GG le recommande...j'y suis allée selon mon instinct qui me guidait vers l'apprivoisement des interdits avant tout.

Pourquoi cet ordre pour moi???

Tout simplement parce que c'était ma grosse bête noire de l'époque qui avait fait partie de toutes mes diètes restrictives et qui m'avait amenée à reprendre tout mon poids et même plus.

Quand on a une écoeurantite aiguë d'une chose, on veut s'en débarrasser pour de bon et c'était ma priorité de l'époque.

De plus, ma peur de l'inconnu me figeait sur place et m'empêchait de voir plus clair en moi afin de me trouver une méthode qui me conviendrait bien pour le reste de ma vie. J'étais tannée de tout essayer et de ne pas avoir de résultats concluants! 

J'étais convaincue que je ne pourrais jamais maigrir si je ne pouvais pas me trouver une méthode non restrictive qui me permettrait d'intégrer des aliments moins santé autant en perte de poids qu'au maintien.

Donc, ma recette gagnante pour vaincre ma peur des restrictions à tout jamais a été la suivante....par étapes, bien sûr! Wink


1. prendre conscience que les restrictions nuisaient à mon plaisir de perdre du poids et me causaient des frustrations qui me poussaient à trop manger et mal manger aussi (dérape, obsession, compulsion,etc.)

2. prendre la décision de trouver un programme non restrictif qui pourrait avoir deux buts: m'encadrer pour mieux manger (pour ma santé) et en quantité suffisante pour les vrais besoins de mon corps (perdre du poids et le maintenir à vie)

Étant donné mes peurs de toutes sortes qui me bloquaient à ce moment-là, un cadre flexible était la meilleure solution pour me rassurer et me maintenir sur la bonne voie simplement et efficacement. 

Pour ce faire, j'ai lu et trouvé un genre de questionnaire qui ressemblait à celui mis par Tournesol dans un autre poste et qui m'a convaincue que MAV était le meilleur choix possible pour moi.


Tournesol a écrit:
Si la méthode est restrictive, je suis entièrement d'accord qu'elle engendrera de la compulsion alimentaire ou de l'obsession pour tel aliment à un moment ou à un autre.

J'ai trouvé une façon d'évaluer si une diète est restrictive. Elle vient d'une nutritionniste, Sophia Abdelkafi, membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec, donc une source fiable.
http://www.manutritionniste.com/

Voici les 6 questions qu'elle suggère de se poser:

1. Qui est derrière ce programme alimentaire? La réponse doit être une personne compétente et crédible dans le domaine.

2. Dans ce programme, promet-on une perte de poids spécifique dans un temps donné?

3. Est-ce que ce programme nous restreint en éliminant totalement des aliments ou encore pire, un groupe complet d'aliments?

4. Y a-t-il de la place pour des aliments plaisir (gâteau, tarte, burger, biscuit, cola, etc.)?

5. Est-ce que je pourrais nourrir un enfant avec ce qui est dans ce programme?

6. Peut-on utiliser le gros bon sens avec les combinaisons d'aliments?

Tout d'abord, avec ce genre de questionnaire, j'ai appris à faire la vraie différence entre une méthode non restrictive et de vraies restrictions cognitives.

3. Pour me rassurer que ce programme MAV ne serait pas restrictif en aucun temps, j'ai choisi d'ouvrir la
porte aux interdits dans ma démarche et de les intégrer lentement et progressivement quand je me sentais prête à le faire (incluant un repas gâterie moins santé le vendredi soir).

Avec MAV, j'ai fait plein d'adaptations positives qui ont fait en sorte de simplifier cette méthode et de la rendre plus adaptée à mes besoins. C'est aussi un programme facile à adapter pour celles qui veulent vivre l'apprivoisement des interdits en soi sans se sentir privée ni coupable.

On peut perdre du poids tout en ayant du plaisir à manger selon nos envies...raisonnablement et selon une bonne fréquence pour ne pas nuire à notre perte de poids, bien sûr! Wink

Dans toutes méthodes, il y a des efforts à mettre, des compromis ou des sacrifices et MAV est loin des restrictions cognitives quand on accepte d'ouvrir la porte aux adaptations! I love you

4. Quand j'ai accepté de faire ce genre d'adaptations dans le programme MAV, j'ai fermé la porte au mot "interdits" et tous les aliments sont devenus plus "normaux" pour moi. J'en mangeais sans penser en terme d'interdits...

Avec le temps, des essais et des erreurs, j'ai pu trouver le meilleur équilibre pour moi entre manger santé et manger moins santé par semaine sans affecter ma perte de poids ni vivre de privations.

5. Ensuite, j'ai décidé de travailler sur mes émotions car elles pouvaient venir interférer avec ma perte de
poids en me faisant manger en trop grande quantité et/ou mal manger trop souvent.

6. Pour régler le problème de la quantité de nourriture à manger par jour au maintien à plus long terme, j'ai décidé de travailler sur le respect de mes signaux de faim et de satiété. Et ce, dans le but de pouvoir maintenir mon poids de façon plus autonome sans toujours tout calculer à la lettre. 

conclusion:

Savez-vous quoi? Surprised

En vous écrivant ceci, je prends conscience encore plus combien la peur de l'inconnu et de voir le pire en tout, m'a rendue insécure et me fait encore vivre bien des émotions parfois.

Dédramatiser le sujet des interdits dès le départ fait un bien énorme et cela peut apaiser les âmes sensibles comme moi...

Arrêter de se faire des peurs pour rien sur ce sujet m'a été d'une grande aide au départ. Cela m'a permis d'enclencher le positivisme en moi, d'y voir plus clair et d'arrêter de m'en faire pour rien.

A partir du moment où j'ai réussi à vaincre mes peurs au sujet des restrictions, j'ai pu enclencher le bon processus en moi pour apprivoiser mes interdits, pour adapter mon programme MAV et j'ai pu enfin voir la liberté qui m'entourait dans mon programme MAV.

Une chose est certaine! Plus question pour moi de voir des restrictions là où il n'y en a pas....ce serait de retomber dans mes anciens "patterns" de peur inutile et cela, je ne le veux pas!

Vivre maintenant en paix avec les aliments moins santé et manger santé fait en sorte que ma relation avec la nourriture est plus saine en soi et que je suis plus sereine face à toute nourriture peu importe le genre! I love you

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Ven 15 Juil 2016 - 14:44

Bonjour les filles,

J'aime bien vos points de vue, on est dans le même bateau avec des problématiques plus ou moins semblables et tous uniques avec nos difficultés en même temps.

Oufff ! les restrictions cognitives parfois elles sont là sans que je le sente vraiment, je m'étais fait une liste de 15 aliments environs du moins pire au plus pire et je voulais les réintroduires un à un avec le nombre de fois que je voulais en consommer durant ces journées là.

Ceci a très bien fonctionné pour mes premiers aliments moins "dangereux" pour moi sauf que quand je suis hyper fatigué (insomnies fréquentes) ou que j'ai des émotions trop forte je saute à la vitesse d'un lapin sur le plus dangereux qui est le tout dernier en haut de ma liste...le "CHOCOLAT" c'est le seul qui me réconforte vraiment, j'en mange de grande quantité quand je suis dans ces 2 états émotionnels, je n'arrive pas a me sortir de cet compulsion tellement c'est fort et urgent d'en consommer, je constate chaque fois les dégâts lorsque mon ventre est archi pleins ou mal au coeur et que la culpabilité et tout le tralala embarquent parce que je n'ai pas su arrêter après quelques bouchées donc il est clair que je suis en restriction cognitive avec mon cet aliment dans ces moments là car j'en mangerai pas autant et aussi rapidement.

Il m'arrive d'être capable d'en manger raisonnablement en pleine conscience mais il reste un aliment que je me méfie car quand mes émotions sont trop forte c'est avec lui que je part en vrille à chaque fois. Je sais que je ne devrais pas en prendre à ces moment là mais c'est plus fort que moi. Je travaille encore la dessus Embarassed un moment donné il sera dédiabolisé complètement.

Ce n’est pas tant le respect de la faim et la satiété mon problème je crois car je les perçoit quand même bien en général, c’est beaucoup plus les émotions trop forte qui me pousse à la compulsion pour apaiser.

Je crois être intolérante à mes émotions trop difficiles à gérer. Le chocolat est ma bouée de sauvetage dans ces moments d’inconforts ce qui est pas un bon moyen en soi.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Invité le Ven 15 Juil 2016 - 16:46

Allô Crystaline,

Tu sais, à te lire, tu me fais penser à quelque chose qui pourrait peut-être t'intéresser.

J'ai réussi à "dédiaboliser" mes pires interdits en trouvant d'où ils me venaient en premier lieu.

C'est en trouvant la source de ces aliments réconforts que j'ai pu fermer la boucle sur ces aliments que j'utilisais pour me réconforter en trop grande quantité quand je n'en pouvais plus de vivre certaines situations de stress ou d'émotions fortes.

En trouvant dans quelle circonstance j'avais utilisé cet aliment en premier lieu comme réconfort, j'ai pu manger plus raisonnablement cet aliment à partir de ce moment-là en lui redonnant une place plus normale dans mon alimentation.

ex: mon goût prononcé pour le chocolat et les bonbons de style "dépanneur" me viennent de mon enfance quand mes grands-parents qui habitaient avec nous me payaient la traite à la cachette de ma mère qui ne voulait pas entendre parler de sucreries dans la maison.

En mangeant ces aliments toute mon enfance dans cette ambiance d'interdits cachés, j'ai développé de la culpabilité après les avoir mangés même si j'en mangeais une portion raisonnable à l'époque.

En plus, je me suis souvent fait réconforter par mes grands-parents en mangeant raisonnablement ce genre de gâteries et cela m'aidait à me délier la langue et à leur raconter mes petits soucis d'enfants pour me faire consoler par la suite.

Avec ces aliments réconforts, je réussissais à mettre des mots sur ce que je vivais comme enfant et j'exprimais mieux mes émotions à mes grands-parents. Ce qui explique pour moi que j'arrivais à manger en quantité raisonnable ces aliments à ce moment-là.

Je vivais alors le grand privilège d'être la seule sur 3 petits-enfants à avoir cette attention particulière de mes grands-parents. J'étais dans une extrême bulle d'amour pour moi toute seule! I love you I love you I love you

J'ai vécu cette situation jusqu'à la mort de mes deux grands-parents sans trop me rendre compte de l'impact de ces aliments réconforts sur moi.

Plus tard, j'en ai abusé en grande quantité sans pouvoir me faire consoler puisque mes grands-parents étaient morts et j'ai associé cet aliment à une source de réconfort extrêmement puissante sans trop m'en apercevoir au fil du temps.

Il devient donc clair pour moi que c'est tout à fait normal pour moi d'avoir eu cette attirance pour ces aliments qui me ramènent à ma zone de confort et à une grande dose d'amour inconditionnel à chaque fois que j'en mangeais en temps difficiles à gérer pour moi depuis la mort de mes grands-parents.

Cette relation que j'ai créée avec ces aliments très spécifiques est forte et difficile à expliquer en mots...mais c'est tellement réconfortant de savoir tout ça maintenant quand j'en ai vraiment besoin dans ma vie d'adulte.

Ça m'aide grandement à vivre plus paisiblement ma relation avec cette nourriture et à dédramatiser cet interdit que j'utilisais comme aliment réconfort sans trop comprendre toute son emprise sur moi.

En bonus, en dédiabolisant le tout en sachant d'où me vient cette fâcheuse habitude de me réconforter ainsi, j'ai pu mieux accepter mes réactions d'adulte, me pardonner et faire la paix avec cette nourriture réconfortante. Plus de culpabilité maintenant..peu importe la quantité mangée et le moment! Wink

Maintenant, j'en mange dans n'importe quelle circonstance sans sentir de sentiments quelconque envers cet aliment spécifique. J'en mange comme si c'était un aliment santé et le chocolat et les bonbons ont perdu beaucoup de leur attraction négative pour moi.

Je ne m'en méfie plus...je les accepte comme tel....

Quand j'en mange pendant des émotions trop fortes à surfer pour moi, je réussis toujours à contrôler la quantité mangée en les savourant et en me rappelant d'où me vient cette envie de manger cet aliment de choix pour moi.

Cela me fait alors bien sourire et le réconfort ressenti par quelques bouchées seulement me suffisent pour me réconforter et calmer l'enfant en moi qui cherche encore à être réconfortée par ses grands-parents si aimants.

En partageant ce vécu bien spécial pour moi, j'espère que cela pourra être utile à quelqu'un....on ne sait jamais! Wink

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Tournesol le Dim 4 Sep 2016 - 13:10

Je viens de lire un passage choc pour moi dans le livre de Nicole Bordeleau: "L'art de se réinventer".

L'auteure nous parle du renoncement sous un tout autre angle et il me fait vraiment du sens!

Elle nous dit que renoncer, dire non, s'abstenir de manger tel ou tel aliment peut être considéré comme un sacrifice, une privation, un interdit à de pas toucher, une restriction, un sacrifice, voire meme une punition.

Sa version est fort différente. La voici:
"Or renoncer, c'est choisir d'être libre. Libre de dire non à quelque chose pour s'offrir la vie qu'on veut!"

Alors oui, pour me sentir bien dans ma peau, pour respecter mon corps et ma santé, je peux dire non à des aliments aux calories vides, dits interdits.

avatar
Tournesol
Minçamie de Diamant - Extraordinaire
Minçamie de Diamant - Extraordinaire

Messages : 3949
Date d'inscription : 02/07/2012
Age : 66
Localisation : Estrie

Revenir en haut Aller en bas

Re: interdits, privations et culpabilité dans notre démarche santé et MAV

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum